Une croûte utile ou pas pour cicatriser ?

Et bien c’est faux. Une croûte ralentit la cicatrisation et pire, elle augmente le risque de voir apparaître une cicatrice.

Pour bien comprendre, il faut se pencher sur le processus de réparation d’une plaie et les conditions favorables au renouvellement des cellules cutanées et à la cicatrisation.

Ni trop humide, ni trop sec

Lorsque la peau est endommagée au niveau de l’épiderme (couche superficielle), elle ne met que quelques jours à se réparer parce que les cellules de l’épiderme se renouvellent sans cesse. Si des structures cutanées plus profondes sont touchées (vaisseaux sanguins, nerfs, etc.), la peau fait appel à une succession de processus de réparation.

Pour qu’une plaie guérisse dans les meilleures conditions, il faut la maintenir en milieu humide contrôlé. Ce qui veut dire, ni trop humide, pour ne pas favoriser la macération et augmenter le risque d’infection, ni trop sec pour éviter qu’une croûte ne se forme (c’est-à-dire un amas de cellules sèches ou mortes), car elle empêche le développement et la mise en place de nouvelles cellules et ralentit la cicatrisation.